Essai Suzuki Vitara 1.4 BoosterJet Pack 2018
Le Vitara est le SUV intermédiaire dans la gamme Suzuki, qui vient se placer entre l’atypique Ignis en-dessous et le S-Cross au-dessus. En effet, si le S-Cross fait 4,30 m de long, le Vitara atteint pour sa part 4,18 m, ce qui le place à peu près en face des 2008 et Captur. Cette génération de Vitara date de 2015 et a été restylée en 2018. Pour reconnaître la version restylée, c’est facile : il y a désormais ces barettes chromées sur la calandre. Autre nouveauté majeure : la disparition du diesel sur ce Vitara restylé, qui roule donc exclusivement à l’essence avec deux moteurs au choix, soit un 1 litre turbo 3 cylindres de 111 ch, soit ici le 1,4 l turbo de 140 ch. Tous les deux sont disponibles en 2 ou 4 roues motrices, contrairement à la plupart des concurrents. On essaie ici une version deux roues motrices en boîte mécanique. A l’intérieur, le restylage a opéré plusieurs petites retouches, à commencer par des plastiques moussés sur la partie supérieure de la planche de bord, rares à ce niveau de gamme. L’horloge centrale a également été changée pour s’harmoniser avec le graphisme du combiné d’instruments. On note également la présence d’aides à la conduite moderne comme le freinage d’urgence automatique avec détection piéton. L’ensemble présente plutôt bien pour la catégorie, bien mieux qu’un Captur par exemple. A l’arrière, l’habitabilité fait partie des atouts du Vitara qui peut accueillir deux adultes même assez grands confortablement. Le coffre dépasse les 400 dm3, un bon score pour la catégorie, et bénéficie d’un plancher modulable en hauteur, toujours appréciable. Au volant de ce Vitara, on a plusieurs bonnes surprises. D’abord, il faut savoir qu’il est plus léger que ses concurrents. Qui dit plus léger dit, à puissance équivalente, des performances supérieures, et ça se ressent : avec 140 ch, il n’est pas question de sport mais Suzuki annonce moins de 10 secondes pour le 0 à 100 km/h et de fait on a toujours l’impression qu’on en a un peu sous le pied. Même sur les derniers rapports, ça relance bien donc c’est agréable à peu près en toute circonstance, et en plus il y a une bonne douceur d’utilisation. Qui dit léger dit aussi comportement routier plus vif, plus dynamique, plus agile. On sent moins d’inertie sur les petites courbes : ça aussi c’est agréable. Et qui dit léger dit que pour avoir quelque-chose de dynamique, pas besoin de sacrifier le confort. Donc la voiture garde aussi un bon niveau de confort. Bref, on a un bon compromis, un bon agrément général : vraiment une bonne surprise pour ce Vitara. Qui dit léger devrait dire également consommation réduite. Sur ce point, ce Vitara est moins probant et se contente d’être légèrement inférieur à la moyenne de la catégorie avec un appétit équivalent au T-Roc TSI 150. Mais un Arona TSI 150 ou un Captur TCe 150 sont sensiblement plus sobres. En tarif, on revient dans la légèreté puisque notre modèle d’essai reste sous la barre des 24000 €. C’est beaucoup moins cher que le T-Roc, et également moins cher que le Captur ou l’Arona à équipement équivalent. Bref, c’est à peu près un sans faute pour ce Vitara.
2025-12-04T14:37:50Z
Essai SsangYong Musso e-XDi 220 4WD A/T Tech (2018)
Aujourd’hui, nous sommes avec un gros bébé : le Ssangyong Musso. Musso, pour l’anecdote, signifie rhinocéros en coréen, ça met dans l’ambiance. Cette génération de Musso vient tout juste d’être lancé par la marque coréenne peu de temps après le Rexton avec lequel il partage sa plateforme. Le Musso n’est disponible en France qu’en double cabine, c’est-à-dire avec 4 portes, et propose pour l’instant une seule motorisation : un 2,2 l diesel de 181 ch, disponible en 2 ou 4 roues motrices, seule les versions 4 roues motrices pouvant être associées à une boîte automatique à 6 rapports. Même si cette version est Notre modèle d’essai est une version “short-deck”, une version allongée avec une plus grande benne arrivera en 2019. Le hard top de notre modèle d’essai est un accessoire vendu 3000 €. A bord de ce Musso, on a plutôt bonne impression avec une planche de bord moderne et garnie partiellement de plastiques moussés inhabituels chez les pick-up. L’écran central est réactif et on trouve au bas de la console centrale les commandes pour passer de 2 à 4 roues motrices, voire en gamme courte puisque ce Musso est un vrai crapahuteur. Si les équipements de confort sont nombreux, les aides à la conduite modernes sont en revanche aux abonnés absents. A l’arrière, l’habitabilité est généreuse, aussi bien en espace aux jambes qu’en largeur, ce qui permet à 3 adultes de s’asseoir côte à côte sans trop de problème. La benne est ici un peu plus courte que celle des autres pick-up, et assortie d’une charge utile d’un peu plus de 700 kg un peu faible pour la catégorie. La version avec benne allongée prévue pour 2019 devrait attendre 1,2 tonne de charge utile, ce qui au contraire une excellente valeur sur le segment. Au volant de ce Musso, on commence par une bonne surprise au niveau du moteur : l’insonorisation et les vibrations, par rapport aux autres pick-up, sont réussies, meilleures que la plupart des concurrents. En la matière, ce Musso est au même niveau que le Mercedes Classe X, ce qui est un beau compliment à faire à ce SsangYong. Le moteur en lui-même est plutôt agréable et tout à fait moderne, un peu moins puissant que les autres pick-up qui tournent autour de 190/200 ch, mais les 180 ch et 400 Nm de couple suffisent. Et on a une bonne douceur d’utilisation. La suite est moins positive. Commençons par la direction, typique des anciens 4x4 avec une grosse démultiplication et peu de rappel : pas très agréable et rien à voir avec un SUV moderne. La boîte automatique est douce, certes, mais aussi lente et gérée à l’ancienne avec un convertisseur qui verrouille parfois tardivement, donnant la sensation de patinage, et quasiment pas de frein moteur. Dommage aussi, comparé à des boîtes auto plus modernes. Pour la partie châssis, pas de mystère : on est comme avec tous les pick-up sur un châssis séparé, quasiment obligé pour la robustesse et les charges lourdes, mais cela veut dire qu’on est loin des SUV modernes en termes dd compromis confort/tenue de route. Pour le budget, rappelons qu’à partir de 2019, les pick-up de seront plus exemptés de malus écologique, au moins pour les versions double cabine comme ce Musso. Du coup, ce dernier engendre pour toutes ses versions le malus maximal de 10500 €, à rajouter aux 37000 € de notre modèle d’essai. Le tarif en lui-même est bien placé face aux Navarra et autres Ranger vu l’équipement, mais avec une benne et une charge utile plus faible. Au passage le Musso d’entrée de gamme débute à 30000 €. Mais la version la plus intéressante, prévue pour 2019, devrait être la « long deck » avec benne allongée, et ses 1,2 tonne de charge utile annoncée, de quoi se démarquer vraiment d’une concurrence à la notoriété nettement supérieure.
2025-12-09T10:52:51Z